Le Triangle du Doubs : résumé de Benoît D.
C’est sous des conditions météos idéales (18 degrés et peu de vent) que s’est déroulé le Triangle du Doubs, 3ème épreuve du Trophée de l’Est.
La voiture-ouvreuse nous lâche au pied de la première difficulté, une côte de 2 km que nous montons au train. Quelques kilomètres plus loin, un coureur s’échappe mais le peloton le garde en point de mire. Au kilomètre 25, la première grosse difficulté se présente à nous : une côte de 6 km à 5 / 6 %. L’allure y est modérée, ce qui ne fait pas mon affaire. A l’avant du peloton, je remarque la présence de nombreux jeunes coureurs qui contrôlent la course. A trois kilomètres du sommet, l’un d’eux sort. Une fois qu’il a une centaine de mètres d’avance, je décide de faire le bond. Nous arrivons au sommet avec une trentaine de secondes d’avance sur le peloton. Au pied de la descente, nous rejoignons « l’échappée matinale ». Notre entente est parfaite mais il nous est difficile de creuser l’écart car nous traversons des plaines et le peloton nous a perpétuellement en point de mire. Nous sommes trois souris pour le chat. Vers le km 50, alors que nous n’y croyons plus, le profil du parcours nous est plus favorable et nous creusons un écart de plus de 2 minutes.
Vers le kilomètre 70, dans un village, la moto-ouvreuse se trompe …
Le temps de nous en rendre compte et de faire demi-tour, le peloton nous a en point de mire.
Cinquante kilomètres d’échappée pour rien !!! Nous aurons d’autant plus de regrets quand on verra la façon dont roulera le peloton. Nous avions toutes nos chances d’aller jusqu’au bout !
Ce que je trouve déplorable c’est que les organisateurs ne feront même pas amende honorable de leur faute d’organisation, la plus grosse après une faute de sécurité. De quoi être encore plus amer …
Bref, les compteurs sont remis à zéro. Cinq kms plus loin, c’est la deuxième grosse difficulté, nous la montons à bloc. Je m’accroche au premier groupe. Il y a plusieurs cassures.
Patrick n’étant pas en début de peloton à l’entame de la bosse, il sera distancé d’une centaine de mètres et ne pourra pas faire la jonction dans la descente. Il se retrouve dans le deuxième peloton.
L’entente dans le groupe de tête est mauvaise vu que les coureurs ne roulent pas.
Vers le kilomètre 110, 3 coureurs sortent du groupe. Quelques instants après, Daniel Fricker (leader au trophée de l’Est) fait le bond. Je décide donc de sauter directement dans sa roue. L’entente du groupe est parfaite. Malheureusement deux coureurs arriveront à rentrer un rien plus tard et la mésentente s’installe et plusieurs groupes rentreront. Le groupe de tête est constitué d’une vingtaine d´hommes alors que nous longeons la Loue. L’allure est digne d’une ballade…
Le final est une longue côte de 20 km par palier. Le pourcentage maximum est de 5 à 6%. Dès le pied la course s´anime. Je ne suis pas en reste et j’attaque 4 fois dans le premier palier. Malheureusement, à chaque fois, le peloton revient et l’élimination se fait par l’arrière (seul quelques coureurs sautent).
Dans le deuxième palier, j’arrive à sortir. Seul Fricker arrive à prendre ma roue, notre entente est parfaite et nous arrivons à prendre une quarantaine de secondes d’avance. Nous y croyons !
Malheureusement, il y a une partie plus plane et en descente pendant plusieurs kilomètres qui nous est défavorable. Le peloton rentre.
Il reste 5 gros kilomètres, j’essaye encore plusieurs fois de sortir pour éviter le sprint final mais sans succès …
A 1,5 km de l’arrivée, nous traversons des travaux pendant 700m, la route est « striée » et il y a de nombreux trous. Un coureur arrive à sortir (il est protégé par un équipier) et va chercher la victoire. Lors du sprint, je ne prends aucun risque (niveau chute) et je termine à la 8ème place.
Patrick ne sera pas au mieux pour le sprint du deuxième groupe.
Résultats :
Benoît : 8ème et 3ème catégorie
Patrick : 33ème et 5ème catégorie
|